HISTOIRES

Points Clés

D'autre part, LCS a un projet dont la conception déjà bien avancée pourrait  aider à travailler avec la Première Nation Ditidaht, en Colombie Britannique. Cependant, notre activité digne d'intérêt pour cette communauté attend des investisseurs. Ainsi, bien que les éléments rapportés ici aient été basés sur des visites d’observation par LCS et qu'un accord de principe avec le Conseil tribal ait été conclu, il faut comprendre que cette information est fournie pour signaler une grande opportunité pour tous, plutôt qu'une garantie de réalisation de futures activités. En tout cas, les défis auxquels sont soumises la communauté, la culture et les opportunités pour LCS à aider la revitalisation culturelle, sont typiques de ce que nous avons vu avec les premières nations nord-américaines et canadiennes.


Actions

Bien que nous sommes dans l'attente de l'arrivée des fonds, le travail préparatoire de LCS a été effectué avec les Ditidahts depuis notre première visite en mai 2006. Leur Conseil de tribu est très enthousiaste pour mettre en application le concept unique de LCS, un "tapis d'histoires numérisées". Ce morceau tissé de la communauté peut être lié avec leur héritage, par l'intermédiaire de codes barres et de téléphones portables, numérisé dans leur propre langue. Il fournirait ainsi une carte d'histoires bidimensionnelles réelles de leur patrimoine intangible, un objet façonné qui encourage le dialogue social, la conscience culturelle et la cohésion. Les Ditidahts ne vivant pas sur la réserve auraient également accès au téléchargement ou compléter ce tapis d'histoires vivantes - le Storybase de Ditidaht. 

Plus précisément, le tapis proposé prend la forme d'un collage artistique évolutif et interactif, à la fois physique et numérique, incorporant tant au niveau de l'individu que de la tribu, l'histoire, le folklore, la langue et la culture du peuple Ditidaht. Il emploiera la meilleure des technologies du Web 2.0 pour combiner les acquis du patrimoine culturel sous des formes numériques - acoustique, vidéo, images et texte – en utilisant le réseau social. Le résultat va contribuer à préserver la culture et la langue de Ditidaht, mais va également jouer le rôle de déclencheur pour le dialogue culturel et pour un engagement durable.

Le tapis d'histoires sera "publié" sous trois formats différents :

• un tapis physique, dont chaque partie dépeint un aspect distinct de l'héritage oral de Ditidaht et chacune est individuellement reliée à la photo numérique, liée aux ressources audio du patrimoine, qui peuvent être rejouées ou amplifiées localement.

• un livre imprimé, pour chaque membre de la communauté de Ditidaht.

• un site Web, qui va permettre au reste du monde entier d'apprendre dans des langues majoritaires sur les aspects publics de la culture de Ditidaht, mais qui va également permettre aux Ditidahts vivant en dehors de la région de rester connectés à leur communauté et à leur patrimoine par l'intermédiaire des podcasts privés, par exemple par des dispositifs mobiles, et de stimuler le dialogue à distance dans leur propre langue.

En conclusion, lorsque les sponsors seront identifiés, LCS s'empressera de  commencer dans cette perspective sa première mission avec les Premières Nations du Canada et de l'Amérique du Nord.

Valeur Culturelle

Les personnes de Ditidaht vivent principalement au Canada, sur la côte ouest de l'île de Vancouver. Le village est situé sur un rivage lointain du lac Nitinaht – dans une région d'une beauté captivante parmi de belles montagnes couvertes de forêts de cèdres et de superbes lacs de la Colombie Britannique. Tout autour, se trouvent des crêtes montagneuses avec partout de denses forêts ainsi que des fleurs sauvages. On dit que ce lac est considéré comme le meilleur endroit au monde pour faire de la planche à voile en raison des conditions locales particulières du vent.


Les Ditidahts sont composés d'un mélange d'environ cinq petits groupes d’indigènes de la côte, persuadés par le gouvernement canadien, à quelques exceptions près, dans les années soixante, qu’il fallait se déplacer vers l'intérieur des terres touchant les limites de Nitinaht, en échange d’un  meilleur service public. L'agrégation de ces petites tribus était une réponse à l'exigence du gouvernement canadien pour la reconnaissance de leur identité. Ces tribus font partie d'un plus grand réseau d'indigènes vivant sur la côte ouest de l'Amérique du Nord, dans l'île de Vancouver et dans la région de Vancouver. La riche culture et les styles de vie traditionnels de ces indigènes sont totalement liés à la mer. Parmi ces tribus, le Ditidahts sont uniques - à la fois pour leur langue et leurs coutumes telle que la danse.

L'instruction obligatoire ordonnée par le gouvernement est également une récente triste partie du passé du Ditidaht. Jusqu'à environ 1970-1980, les enfants de cette communauté ont dû fréquenter les écoles résidentielles, où il leur est interdit de parler Ditidaht. La coutume des potlatches a été également interdite jusqu'au début des années 80. Les mémoires personnelles relatent ce sentiment d'exploitation. On se rappelle toujours de l'histoire d'un homme britannique venant au village avec une valise pleine d'argent pour acheter les objets de grande valeur culturelle à Ditidaht - une femme a raconté comment un canoë gravé  appartenant à ses grands-parents est maintenant exposé au British Museum.

Leur réserve tribale est limitée dans le secteur, ainsi le village sert seulement de foyer à approximativement 250 personnes, dont 60 % sont des enfants. La majorité (environ 700 membres de la tribu) ne vivent pas dans le village, mais dans des villes où dans des communautés environnantes par suite à un manque de travail aussi bien qu'un manque d'accès aux soins de santé. Les principaux emplois sont situés dans des usines voisines liées à la pêche, dans des écoles, ou dans la Tribu elle-même « bande tribale », par exemple dans son motel. 

En ce qui concerne le gouvernement, la bande de Ditidaht est un composant de la tribu de Nuu-chah-nulth. Cependant, les langues de Ditidaht et de Nuu-chah-nulth sont bien distinctes bien que voisines. La langue de Ditidaht est unique - ce n'est pas un dialecte. Traditionnellement ce n'est pas une langue écrite, bien qu'une orthographe ait été maintenant créée. Malheureusement, il ne reste seulement qu’environ 10 personnes qui la parlent couramment, toutes âgées de plus de 60 ans, dont certains en mauvaise santé. Les chansons constituent la composante centrale de la culture, certaines appartenant à des  familles, avec des règles contrôlant l'écoute et les paroles de ces chansons. Les histoires et les chansons faisant partie de l'histoire de leur tribu sont particulièrement importantes. Les mythes de création de Ditidaht tournent essentiellement autour de la métamorphose de l'ensemble des créatures en bêtes et êtres humains (leur symbole de "escroc" est représenté par une martre plutôt qu'un corbeau). La danse est aussi étroitement liée à une part importante de leur culture. Quelques métiers traditionnels de construction de canoë en cèdre et de sculpture sur bois sont encore pratiqués.

Les deux centres de vie culturelle de la tribu, dans le village, sont les deux nouvelles écoles de la Communauté de Ditidaht et celle de la Communauté Hall. L'école enseigne une nouvelle langue et a un programme de renaissance de la culture. Les aînés de Ditidaht, avec un linguiste dédié, ont créé avec l’école un programme pour aider à rétablir leur culture de chansons et de danses ainsi qu'un programme d'études pour enseigner la langue de Ditidaht. L'école dispose d’ordinateurs avec accès Internet à haut débit par satellite.

Equipe Locale

Coming soon

Menaces

Les défis relevés par la Tribu de Ditidaht sont typiques de ceux rencontrés par les cultures des natifs américains. Parmi les 154 langues tribales toujours parlées aux Etats-Unis, plus de la moitié est maintenant seulement pratiquée par quelques personnes âgées, suite à la maladie, à la persécution et au programme d'instruction résidentielle forcée. En l'absence d'intervention, 70 de ces langues auront disparu dans les dix années à venir.

L'instruction résidentielle forcée, qui a interdit la pratique des coutumes traditionnelles et de la langue Diti daht, a été seulement abandonnée aux alentours de 1970-1980. Cette interdiction de la part du gouvernement, lors des années 60, a réduit le nombre de personnes qui parlent encore la langue à moins de 10 (les plus âgées ), et a probablement causé beaucoup de méfiance par rapport au gouvernement, en dépit des investissements en infrastructures. Ces pêcheurs traditionnels sont autorisés à pêcher pour leur nourriture, mais pas pour la vente de poissons. Cela les empêche de continuer à mener leur vie traditionnelle. Les qualifications et les connaissances sur les écosystèmes, dont ces peuples vivant le long des côtes ont hérité, sont donc menacées.

En dépit du nombre peu élevé des personnes parlant encore leur langue dans la communauté, il y a une forte prise de conscience des acquis culturels, par exemple : qui a le droit d'interpréter les différentes chansons ou d'effectuer les diverses danses. Cependant, il y a un souci concernant la "disparition" des chansons lors de la grande célébration côtière annuelle des tribus en canoë.

Bien que la fierté des pratiques traditionnelles et de la langue soit souvent exprimée par les plus anciens des Ditidahts, beaucoup de jeunes semblent se désintéresser des classes de langue de Ditidaht : pourquoi devraient-ils apprendre une vieille langue. La reconnexion entre les personnes de Ditidahts autour de leur héritage linguistique par l'apprentissage de leur langue traditionnelle et par le rétablissement de leurs chansons, danses et histoires traditionnelles de manière nouvelle pourrait être un excellent moyen de renforcer la cohésion et l'identité sociales. Cependant, pour qu'un programme de la communauté ait un impact réel, chacun doit y croire, le considérant comme des opportunités de reconnexion entre les traditions du passé et les nouvelles qualifications du futur.

Ressources